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| | Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ | |
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 | Sujet: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Dim 11 Déc - 1:02 | |
| Dante & Flora Lorsque je suis partie de Chicago je pensais ne jamais revoir mon passé me hantait mais je me suis salement trompé, quand j’ai vue Sevastien j’étais ravie, nous nous étions certes quitté sur un coup de tête mais nous n’étions pas du tout en froid. Aussi quand je l’ai vue à l’Aphrodite notre relation a repris comme lorsque j’étais encore qu’une gamine de quinze ans et lui déjà un jeune homme légèrement plus vieux que moi. Je pensais que le passé que je tentais d’oublier était derrière moi et bien caché au fond de mon cerveau encore brouillé par la drogue. Mais encore une fois j’avais tort, parce que lorsque je suis revenue au côté de Sev il a fallu que je supporte une autre personne que j’aurais préféré ne jamais recroisé je dois dire… Dante. Entre lui et moi ce n’est plus vraiment le grand amour, plus du tout même. Ce garçon est encore plus rancunier que moi et bien entendu impossible de lui faire entendre raison et de lui faire comprendre que si j’ai abandonné autant notre amitié c’est parce que mon ex me tenait sous son joug et sous l’influence d’une certaine poudre blanche qui donnait sois disant des ailes. Je parlerais à un mur ça serait exactement la même chose et me ferait le même effet. Certes nous nous sommes quittés il y a quelques années avec un énorme différent mais c’était le passé non ? Beaucoup d’eau avait passé sous les ponts, je n’étais plus la jeune femme fragile qu’ils avaient connus tous les deux et je n’étais plus du tout influençable comme je l’étais avant. Si l’un avait accepté mes excuses aussi subtil soit elle pourquoi l’autre ne le voudrait pas ? Bonne question. Peut-être pour une question d’orgueil. Quoi qu’il en soit je n’avais pas trop le choix et je devais le supporter tant bien que mal et prendre mon mal en patience. Il finirait peut être par changer d’avis. C’est-on jamais après tout on dit que seul les imbéciles ne changent pas d’avis, il était plus intelligent que ça, non ? Peu importe après tout qu’il m’aime bien, qu’il ne m’apprécie pas, je continuerais à vivre ma petite vie sans qu’il ne me parle, j’ai vécu sans lui longtemps je continuerais à vivre après cela.
Ce soir là, prise d’une violente migraine et épuisée par des clients un peu trop saoul qui avait une certaine tendance à dépasser les bornes quand je dansais, je suis allée m’isoler dans le bureau de Sevastien, il me savait un peu trop impulsive et me permettait de venir le voir de temps en temps pour l’embêter un petit peu sans pour autant l’ennuyer. C’était ça d’être une amie du patron j’avais le droit à quelques avantages bien que je travaillais autant que les autres et que je n’avais aucune compensation au niveau du salaire ce qui était logique. Bref, j’ai donc frappé et sans attendre je suis rentrée comme j’en avais l’habitude. Le fauteuil de celui-ci était vide et bien entendu il n’y avait personne, enfin du moins c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je tourne la tête vers la droite et que je me rende compte que non loin de moi se trouvait, Dante. Instinctivement ma mâchoire s’est resserrée d’un coup en le voyant. Je n’étais franchement pas d’humeur à le voir et nous n’avions pas notre ami en commun pour arrêter le tir et nous séparés. « Dante… » Je me suis mise à soupirer avant de masser mes tempes en prévision de la dispute que nous allions avoir. J’avais vraiment hâte que celle-ci se termine pour que je puisse repartir. Je ne sais pas ce que je préfère au fond les alcooliques libidineux et pervers qui essaie de me déshabillé pour me sauter dans un coin ou alors Dante qui essaie tant bien que mal de me haïr et de ne surtout pas se rapprocher de moi une seconde fois. C’est un comme choisir entre la peste et le choléra, ni l’un ni l’autre n’a l’air réjouissant mais un des deux sera quand même mieux que l’autre. C’est bien pour cela que j’ai refermé la porte derrière moi et que je ne suis pas sorti. De toute manière il aurait pris cela pour une fuite et je ne suis jamais même pas devant lui. « Epargne-moi ton discours habituelle je ne suis pas là pour me disputer avec toi je suis vraiment mais alors vraiment pas d’humeur, je cherche Sevastien et je ne comptais pas vraiment te trouvé ici sans lui. » De nouveau je soupirais, relâchant enfin mes tempes je me suis avancée dans la pièce avant de m’assoir sur un fauteuil. Je portais ma tenue de scène mais celle-ci était loin d’être vulgaire c’était une tenue sexy sans l’être trop. « Dis-moi… Tant que l’on est que tous les deux pourquoi tu es ainsi avec moi, après tout tu n’es pas le seul à qui j’ai dit au revoir et Sevastien m’a bien accepté près de lui aujourd’hui, pourquoi toi tu t’entête à me repoussé comme si j’étais porteuse de la galle, je suis curieuse en fait, je le pensais bien plus rancunier que toi. » En fait notre relation était un peu plus compliqué que celle que j’entretenais avec l’autre jeune homme, Dante et moi avons partagés un petit peu plus qu’une relation amicale puisqu’il y a eu plusieurs nuits ou nous nous sommes laissés un peu allé, je ne parle pas d’amour mais autrefois il y a bien eu cette attirance et cette alchimie.
Dernière édition par N. Flora Richardson le Mer 21 Déc - 16:07, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Dim 11 Déc - 20:35 | |
|  Je broyais un nouveau papier que je jetais à travers le bureau, atterrissant dans la corbeille ce qui me faisait sourire. Au moins quelque chose de plaisant, bien que cela n’apportait rien du tout de plus dans ma vie, réussir mes tirs de papier à plus de cinq mètres de la poubelle. Certes les premiers lancés furent une belle catastrophe et le résultat trônait toujours autour de la corbeille, cependant depuis plusieurs minutes je réussissais chacun de mes tirs. Au moins je réussissais quelque chose en cette soirée, c’était déjà ça. L’affaire que j’étais entrain de traiter était assez compliqué et difficile. Dans les faits, cela semblait terriblement facile cependant, et là était toute la subtilité de la chose, l’adversaire que j’affrontais était un fin stratège qui avait placé des pièges de part en part et je devais faire véritablement attention à la défense que j’étais entrain de monter. J’étais donc assis dans le bureau de Sev, là où je pouvais avoir accès à toutes les informations de l’Aphrodite et travaillais sans m’arrêter, essayant de trouver une solution à ce problème. Un problème, qui malgré la difficulté, m’amusait grandement. C’était bien la première fois depuis très longtemps qu’on m’opposait un adversaire digne de se nom. Le jeu venait de commencer et je savais que j’allais m’amuser grandement et prendre un réel plaisir intellectuel lors de cette procédure. Je gaspillais du papier, je m’en rendais compte et en étais désolé auprès des personnes luttant contre la déforestation cependant j’arrivais mieux à réfléchir en écrivant moi-même à l’enseigne, stylos et papier. J’avais du mal à me mettre entièrement dedans lorsque j’utilisais un ordinateur. J’avais tendance à faire plusieurs autres choses en même temps et donc être un peu moins efficace. Et là, je me devais d’être à deux cent pour cent en phase avec le travail que je devais exécuter.
Après plusieurs heures penchaient sur mes feuilles, je m’étais levé et étais sortis du bureau de Sev que j’avais fermé à clé, pour me diriger vers le bar du club et ainsi me désaltérer un peu. Prendre un verre et remonter de façon à avoir quelque chose à me mettre dans le gosier. Je saluais quelques personnes et quelques filles que je connaissais, m’excusant de ne pouvoir venir les voir ce soir à cause du travail que j’avais. Elles faisaient la tête et boudaient un peu ce qui me tira un sourire, essayant de tout faire pour me retenir. Je ne pu répondre favorablement à leurs demandes et retournais dans le bureau de Sev pour terminer ce que j’avais commençais. Je posais le verre de cocktail sur le bureau et me dirigeais vers des casiers qui renfermaient des informations importantes concernant l’Aphrodite. Je fouillais un peu dedans, essayant de trouver de quoi alimenter mon dossier et mes connaissances sur l’établissement et vis alors, avec surprise, la porte du bureau s’ouvrir en grand, à la volé. Mon visage se tourna sur ma droite et je regardais la personne qui venait d’entrée sans frapper. Je reconnus rapidement Flora et me mis alors à souffler légèrement. Moi qui avais voulu passer une soirée tranquille à travailler sur le dossier, voila que la jeune femme était apparut et ses apparitions signifiaient toujours la même chose : une dispute était sur le point d’éclater. Cependant, n’ayant pas la tête à cela, je décidais de taire mes envies de lui sortir ses quatre vérités de nouveau et me tourna vers les documents que je tenais en main avant de retournais m’assoir au bureau, entendant par la même occasion la jolie brune souffler mon prénom. « Flora… » Répondis-je alors à mon tour en me réinstallant à ma place, commençant à écrire suivant les idées qui me traversaient l’esprit. Je du cependant m’arrêter en entendant sa voix et ses mots qui commençaient déjà à m’irriter. « Épargnes moi tes sautes d’humeur comme ça, si tu ouvrais les yeux tu verrais que je n’étais pas sur le point de venir me disputer avec toi là, j’ai des choses bien plus importante à régler que ta petite personne… » Lui répondis-je assez froidement et durement. Je la regardais dans les yeux alors qu’elle se massait les tempes et venait s’installer sur un fauteuil près du bureau. Elle me questionna alors sur mon attitude que j’avais envers elle. je réfléchissais, ne sachant vraiment pas quoi lui répondre. J’haussais alors simplement les épaules, ne voulant pas dévoiler le fait qu’au fond de moi je ne lui en voulais pas mais que je ne pouvais plus faire machine arrière, du moins pas de suite. Qu’elle devait simplement payer pour ce qu’elle nous avait fait « C’est comme ça c’est tout… »
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Dim 11 Déc - 22:29 | |
| Dante & Flora Depuis que je suis jeune je ne m’attache pas beaucoup aux gens, j’apprécie certaines personnes mais ça s’arrête à cela et je ne m’accroche pas. Du moins je ne le faisais pas souvent avant de rencontrer les deux jeunes hommes qui sont devenus mes amis par la suite. Je ne voulais pas m’attacher à cause de mon père qui me pourrissait littéralement la vie puis ça a été le tour de celui qui partagera ma vie pendant des années. Je ne souhaitais pas vraiment repensé à cette époque mais je ne la renié pas non plus. Qui voudrait se souvenir de l’époque où elle était assez bête pour se plier aux quatre volontés de l’homme qu’elle aimait et qui était censé l’aimer en retour ? Qui serait assez masochiste pour se souvenir sans arrêt du fait qu’elle a abandonné les seules personnes importantes pour elle pour se jeté dans les bras d’un type qui la traité de la pire des manières. Pas moi. Du moins je faisais de mon mieux pour que ce passage sinistre de ma vie reste caché loin derrière moi, je faisais beaucoup d’effort mais les efforts ne sont pas toujours bien vus. J’avais essayé de recollé les pots cassés entre Dante et moi mais c’était comme me battre contre des moulins, je ne suis pas Don Quichotte et je ne compte pas passer toute ma vie à m’excuser de ce que j’ai fait auprès de celui-ci alors que cela fait presque dix ans que cela est arrivé. Et pour tout dire je ne me sentais pas vraiment prête à lui dévoiler qu’en plus de son naturel possessif et jaloux, Tony, mon petit ami était particulièrement violent, il s’en serrait prit à Dante sans aucune hésitation et l’aurait écrasé sans le moindre mal, il était plus violent, plus âgé, plus agressif que celui-ci et l’aurait massacré si il nous avait vue encore ensemble. Certes en Sev et moi ça n’était que de l’amitié mais au vue des petits plaisirs que le jeune brun et moi-même avions pris ensemble Tony se serait empressé de lui écrasé la tête d’une seule main. En fait peu importe aujourd’hui le pourquoi du comment puisque de toute évidence j’avais tort et il avait raison, je pouvais bien lui prouver par A + B que j’avais eu raison ce soir-là de lui dire adieu, il me prouverait simplement pour me contredire, le contraire. Rien que le ton qu’il employait prouver à quel point ma seule présence pouvait l’agaçait et autant dire que même si je ne le montrais pas j’en étais blessée. Mes mains cessèrent de faire des ronds sur mes tempes alors qu’il me disait ne pas vouloir se battre. Bon ok peut être que je le cherchais un petit peu ce soir mais c’était simplement parce qu’il m’avait attaqué plus d’une fois. C’était presque devenu un jeu entre nous à ce qui attaquera l’autre en premier. C’est totalement las que je me suis assise près du bureau et que je lui ai posé la question tant attendu, pourquoi il était aussi froid et cynique avec moi. N’étais-je pas la même Flora qu’il a connu dix ans auparavant ? Avais-je tellement changé qu’il ne puisse plus me regarder en face sans avoir envie de je me jeté au visage des saloperies ? Je ne saurais le dire et bien entendu lui non plus ne pourrais y répondre. Il haussa simplement les épaules avant de me dire que c’était comme ça. La réponse était vraiment éloquente, c’est un peu lorsque l’on demande pourquoi et que l’on répond parce que… la réponse est très précise c’est sûr. « Écoute Dante je t’ai dit que j’avais eu tort de faire ça, je n’aurais pas dû tu veux quoi de plus ? Tu souhaites que je me jette à tes genoux et que je te supplie de m’excuser ? Parce que si c’est le cas tu peux toujours courir. » J’avais assez donné ma fierté depuis mes dix huit ans, je ne souhaitais plus être dans ce genre de situation, plus jamais. Sentant la colère me montait doucement je voyais que mon impulsivité allait reprendre le dessus et autant dire que ça n’était pas vraiment bon. C’est pour cela que j’ai piqué le verre du jeune homme avant de prendre une gorgée laissant le cocktail faire son effet avec agilité dans mon corps. Me pinçant les lèvres afin de garder le gout du cocktail quelques secondes de plus je me suis mis à marcher dans la pièce histoire de me dégourdir un peu les jambes. « On s’amusait bien tous les deux pourtant, c’est tellement dommage que tu n’acceptes pas nos retrouvailles, on est obligé de se voir et de se croiser sans arrêt à l’Aphrodite alors autant mêler l’utile à l’agréable. » J’étais une sale garce provocatrice. Je le savais parfaitement bien. Malgré nos disputes fréquente ça ne m’empêcher pas regarder l’homme qu’il était devenu, et une chose est sûr il n’avait définitivement plus seize ans.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Lun 12 Déc - 15:03 | |
| Les années étaient passées sans que je ne les voie réellement, m’amusant comme jamais tout en travaillant avec sérieux, mais je n’avais jamais pu pardonner l’abandon que j’avais subis en perdant Flora. Cette jeune et magnifique femme avait été une très bonne amie avec l’époque. Elle traînait très souvent avec Sev et moi et nous trois semblions inséparable. De plus, nous avions tous deux vécu quelques moments fort, tendre, où le plaisir de la chair ne s’arrêtait pas aux portes de notre amitié mais au contraire, s’y mêlait avec grâce. Nous vivions quelque chose de bien cependant, d’un seul coup, sans que nous comprenions quoi que ce soit, elle nous annonça son départ, loin d’ici, loin de nous et que nous ne nous reverrons plus jamais. Pouvait-elle, aussi facilement que cela, couper les ponts sur ce que nous avions vécu ? N’avait-elle réellement aucun cœur et avait-elle alors utilisé ses charmes pour se jouer de nous et de notre amitié ? A l’époque, j’en eu l’impression. Et aujourd’hui encore il m’arrivait de croire cela dès que je la croisais dans les couloirs de l’Aphrodite. C’était plus fort que moi, j’avais du mal à me dire qu’elle avait pu nous abandonner aussi facilement. Qu’est-ce qui me prouvait qu’elle ne pourrait pas le refaire si je m’ouvrais une nouvelle fois à elle ? Qu’est-ce qui me protégerait de ce mal si elle recommençait ? Rien. Pas même sa parole ne suffisait pour le moment à me convaincre de revenir avec elle et de la ré-accepter dans ma vie. C’est pourquoi, alors qu’elle était arrivée comme une furie et une hystérique dans le bureau, je l’avais regardé avec mépris avant de lui sauter à la gorge à la première de ses attaques. Depuis nos retrouvailles, il était pratiquement impossible pour elle, comme pour moi, de nous voir cinq minute sans que la moitié du temps soit emprunt de haine, d’insulte et de mots qui font mal. je le voyais, le concevais, et malgré le fait qu’il m’arrivait parfois de m’en vouloir des réactions que je pouvais avoir en son encontre et de ce qu’il se passait entre nous, j’avais toujours du mal à m’ouvrir de nouveau à elle et la laisser revenir dans ma vie comme si de rien n’était.
Je n’avais rien à lui dire et n’avais pas envie de lui dire quoi que ce soit d’ailleurs. J’avais opté pour l’indifférence totale et la haine pour la rejeter à mon tour dès qu’elle me regardait ou alors essayait de me parler. Une méchanceté qu’elle n’avait jamais connue de ma part et qui devait sans doute la déstabiliser. Du moins je l’espérais. Mais elle était toujours là et cela m’exaspérait. Elle était partie une fois sans aucun remord, elle pouvait très bien le refaire. C’était ce que j’attendais. Du moins, j’essayais de m’en convaincre. Car au fond de moi j’étais tout de même heureux de la revoir. Je ne pouvais juste pas flancher aussi facilement et la laisser entrer de nouveau dans ma vie comme si rien ne s’était passé. Ce serait lui montrer qu’elle pouvait faire comme bon lui semble avec moi, ce qu’elle savait parfaitement que ce n’était pas le cas. Elle me demanda alors ce que je voulais qu’elle fasse de plus que les excuses qu’elle avait déjà prononcées. Elle voulait savoir si elle devait, pour que tout redevienne comme avant, se mettre à genoux et me supplier de lui pardonner. Je souriais en coin, ce genre de chose aurait pu avoir des connotations plus au moins érotique et sexuel cependant nous n’en étions pas là. Nous n’en étions plus là mêmes. « Supplier à genoux ? J’avoue que ça pourrait être tentant mais je ne suis pas ce genre de personne qui attend cela de toi. Tu m’as déçue, tu es partis comme si coupé les ponts entre nous était quelque chose d’aisé et de facile pour toi. De simples excuses comme cela n’effaceront jamais la douleur que j’ai ressentie de perdre une fille que j’adorais plus que tout… » Lui répondis-je alors dans un élan, m’apercevant que trop tard que j’en avais dit bien trop. Je me mordais la joue et tournais mon regard de son visage aux traits fins alors que je la voyais du coin de l’œil attraper mon propre cocktail et taper dedans sans aucune gêne. Se relevant elle se mit à marcher dans le bureau tout en reprenant la parole, me narrant le fait qu’on s’amusait bien avant tout les deux et que c’était dommage que je n’acceptais pas nos retrouvailles. Oui, dommage était bien le mot. Mais elle ne pouvait que s’en prendre à elle-même. C’était elle qui avait tout gâchée. En entendant la fin de sa phrase, je ne pu m’empêcher de relever mon regard et le déposer sur le corps de la jeune femme qui me faisait face. Je devais tout de même avouer une chose. Elle avait changée et bien que ses formes m’aient fait chavirer à l’époque, aujourd’hui je ne pouvais nier l’attirance physique qui reprenait doucement de l’ampleur. Elle était une femme, magnifique et irrésistible. « Lier l’utile à l’agréable ? Tu comptes m’acheter en me proposant ton corps ? Les liens qu’on avait construit toi et moi il y a des années ont définitivement disparues on dirait bien pour que tu puisses agir avec tant de facilité… » Dis-je alors, profondément touché et peiné de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Son corps était attirant et m’attirait certes, mais je ne voulais pas qu’elle se vende à moi simplement pour retrouver notre amitié. Si je devais avoir son corps, ce serait simplement par réel envie des deux cotés et non pour atteindre un objectif.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Lun 12 Déc - 18:38 | |
| Dante & Flora J’avais bien fait. Voilà ce à quoi j’ai pensé lorsque j’ai enfoncé le couteau dans le ventre de l’homme que j’aimais depuis autant d’année. J’avais bien fait de couper les ponts avec Sev et Dante. Je l’avais fait pour eux et pour moi. Je ne l’avais pas fait par plaisir, je n’avais pas eu envie de cela mais il le fallait pour notre bien à tous. Comment aurait réagis les deux hommes lorsqu’ils m’auraient vue totalement droguée alors que l’idée même de fumer un joint me déplaisait fortement. Comment ils auraient réagis s’ils m’avaient vue avec quelques marques sur mon visage si fragile ? Le visage toujours triste, les yeux vide, je n’étais plus la même. J’avais tourné la page d’une vie monotone et affreuse pour rentrer dans un enfer sans nom. Je le regrettais bien évidemment mais j’étais presque incapable de lui dire clairement. J’avais ma fierté moi aussi après tout j’avais peur qu’en dévoilant ce que j’avais sur le cœur il en profite pour m’écorchait bien plus que ce que j’étais. Je n’étais pas capable de souffrir encore. J’avais encore un peu trop peur. J’étais encore un peu trop instable pour cela. Et si j’allais me jeté sur le premier type qui passe pour prendre de la drogue et replonger dans mon enfer rempli de poudre ? Pourquoi je n’irais pas replonger une seconde fois et me laissait dominé par un homme qui m’en collera une quand je ne serais pas assez docile pour lui ? Je n’étais pas réellement capable de vivre encore pleinement ma vie, j’étais terrorisé par la gente masculine même si je profitais à fond de mon célibat, mais chaque fois que le ton montait je fuyais. J’avais peur de la violence et j’avais cette angoisse au plus profond de l’estomac de tomber de nouveau amoureuse de l’homme qu’il ne faut surtout pas épouser. Le méchant garçon qui parait si mignon mais qui au fond est totalement pourri. Bref revenons plutôt à ce jeune homme qui était en face de moi et qui faisait comme si je n’existais pas. Il essayait de balayer les années où nous avions été amis comme moi je l’avais fait. Sauf que je n’avais pas pu les oubliés ni l’un ni l’autre, jamais je n’avais abandonné l’idée de revoir un jour Sev ou Dante. J’adorais ses deux hommes pourquoi j’aurais voulu les quittés si ce n’était pour notre sécurité ? J’avais un cœur de pierre mais il avait été si simple pour eux d’y rentrer que je n’avais même pas vue cela arriver. Ils m’avaient en quelques sortes sauvés en me libérant de mon père et en me faisant découvrir la vie d’une autre manière mais j’avais tous gâché en détruisant tous cela d’un seul coup. Je n’étais pas furieuse, je ne lui en voulais même pas je comprenais parfaitement son point de vue néanmoins de l’eau avait coulé sous les ponts et j’aurais voulu une autre chance. Parce que je la méritais après tous ce que j’avais vécue. Je pourrais très bien vivre sans lui, le laissant à son propre sort mais ça sera idiot de ma part de croire que je pouvais effacer mon amitié pour lui de cette manière. Je n’en étais pas capable. « Certes je peux le concevoir mais je n’ai pas fait cela par pure plaisir et je pensais qu’avec le temps tu le comprendrais. Ecoute je me suis pas réveiller un matin en me disant que finalement j’allais arrêter de vous voir Sev et toi. Je l’ai fait parce que… Peu importe finalement. Pense ce que tu veux. » Je soupirais. J’étais vraiment fatiguée d’entendre de tel reproche. Le problème c’est que je voulais lui dire tout autre chose. Dan regarde-moi dans les yeux, regarde bien tu y verras de la tristesse, tu verras que je suis détruite et tu comprendras que je m’en mords aujourd’hui les doigts.
C’est finalement avec douceur que je rentrais dans le jeu de la séduction ou plutôt de la manipulation. J’avais juste besoin d’autre chose. D’arrêter les disputes pour me détendre un peu. Je ne souhaitais pas recoller les morceaux de cette manière. Je le savais certes attirer par moi ou plutôt mon corps mais je savais que cet entêté ne cèderait jamais. Pourquoi ? Parce que justement il était trop entêté pour effacer ce que je lui avais fait des années auparavant. C’était encore pire que si je lui avais planté un couteau dans le cœur. J’avais pourtant été honnête et je leur avais dit en face que je ne comptais plus les revoir. Je pouvais faire quoi d’autre au fond ? Partir et ne pas me retourner ? Ne jamais leur dire adieu ? Non ce n’était pas moi. Levant les yeux au ciel quand il me dit cela je tapotais le bureau de mes ongles, l’espace d’une seconde. « Je t’ai pas parlé de réconciliation ni de vendre mon corps, je te parle d’un cesser le feu. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, je ne vais pas me rabaisser à cela pour que tu veuille bien pardonner ce que j’ai bien pu te faire. Enfin tant pis j’irais voir ailleurs. » C’était vrai j’adorais Dante mais pas au point de me vendre à lui comme un vulgaire objet. J’étais stripteaseuse non prostituée. C’était le moment où j’aurais dû m’en aller je le savais parfaitement bien mais j’étais incapable de bouger de là, mes jambes ne me retenant définitivement pas. « Je regrette… Je sais que ça n’arrangera rien mais je tenais à ce que tu le sache. Je regrette ce que j’ai fait et je regrette notre dispute. » Les derniers mots que nous nous étions lancés étaient vraiment durs et vraiment mauvais. Je le regrettais amèrement.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Mar 13 Déc - 14:01 | |
| A quoi pensais-je à ce moment là, à la voir près de moi ? Que je faisais bien de l’envoyer promener. Que j’avais raison et que personne ne pouvait me faire croire le contraire. Raison et entièrement raison. Elle avait quelque chose que je ne comprenais pas et que je n’avais pas vraiment envie de comprendre. Car comprendre, serait donner raison à ses gestes passés et donc lui accorder le droit de recommencer sans préavis. Voila comment je voyais les choses et je ne voulais pas changer ma vision des choses. Elle nous avait totalement abandonné du jour au lendemain, faisant comme si nous n’existions plus, comme si nous n’avions jamais existé pour elle, puis était revenu l’air de rien, ayant l’espoir qu’on l’accepterait les bras ouvert. Si Sev avait réussi à faire cela, ce n’était pas mon cas. Et j’étais décidé à avoir une petite conversation avec mon ami pour ça. Pour comprendre pourquoi il se fichait des coups bas de cette femme alors qu’il était intransigeant envers d’autres. Je ne tenais pas à lui pardonner, du moins j’essayais. Car finalement, tout au fond de mon être, je savais pertinemment que c’était un pur bonheur et un réel plaisir de la revoir. Que c’était quelque chose que j’avais toujours voulu depuis sa fuite. Mais je cachais cette part de mes envies au plus profond, ne voulant pas qu’elle voit que tout ceci était d’une facilité déconcertante pour elle que de revenir dans ma vie l’air de rien. je relevais donc mes yeux vers son visage, rangeant mes papiers en n’ayant plus la force de continuer et me redressa, quittant mon siège pour me mettre debout et marcher quelque peu ; me dégourdissant les jambes. Je passais près d’elle, respirais son doux parfum qui me chatouillait les narines et l’entendis alors me dire qu’elle comprenait. Qu’elle comprenait mais qu’elle n’avait pas ce choix du jour au lendemain. Qu’elle l’avait fait pour une raison. Mais quelle raison bordel ? J’attendais de savoir cela depuis si longtemps. Car oui, je savais très bien qu’elle ne nous avait pas quittés comme ça sans aucune raison. Je le savais fort bien mais son comportement jusqu’à présent ne pouvait que me faire croire le contraire. Or, elle venait tout juste de presque révéler qu’il y avait une raison. Avant de se raviser et de se taire. « Tu ne comprends toujours pas… je pensais que tu me connaissais depuis le temps, que tu avais su lire en moi mais on dirait que non. J’attendais que tu t’ouvres à moi et me dise clairement le pourquoi des choses. Les amis sont là pour ça. Qui pourrait se qualifier d’ami s’il ne peut pas écouter et aider les personnes qu’il aime ? Personne… j’attendais que tu t’ouvres et m’en dise plus mais finalement, je vois que tu n’en as pas l’envie. je penserais donc ce que je veux comme tu l’as si bien dit… » Finissais-je en soupirant, me dirigeant vers le bar personnel de Sev et me servant un bon grand whisky.
J’apportais le verre à mes lèvres et laissa couler le liquide ambré le long de mon œsophage, me délectant de ses parfums boisé qui m’enivrait et me faisait, l’espace d’une petite seconde, oublier la discussion, ou plutôt la presque dispute, que j’avais avec Flora. Je commençais à en avoir vraiment marre de tout cela et si ça continuait, j’envisageais de quitter l’endroit et de l’abandonner définitivement, comme elle avait dit le faire. Car oui à l’époque, elle avait clairement dit qu’elle comptait ne plus nous revoir. Et elle avait fait le contraire. En plus de ce peu d’explication qu’elle nous avait fournie, elle était revenue l’air de rien et je détestais ce genre de comportement. Bref, je finissais le verre et m’en servais un deuxième avant de demander tout de même, d’un signe de tête, si elle en voulait aussi. C’est alors qu’elle me dit me parler d’un cesser le feu. Qu’elle ne me parlait pas de vendre son corps ou autre. « Ouais, va voir ailleurs merci. Et arrête de te la jouer séductrice et manipulatrice avec moi, ça ne marchera pas. » Avais-je dis froidement en posant son verre près d’elle, la regardant avec des yeux noir et un visage inexpressif. Je pouvais facilement jouer les mecs totalement je m’en foutiste avec qui je voulais. Mais cela n’était qu’une façade pour cacher les vrais sentiments que j’éprouvais à l’instant même. Je la regardais, attendant qu’elle s’en aille comme elle venait de le dire mais la jeune femme ne bougea pas, restant sur place à me regarder avant de faire ses excuses. Du moins, des excuses minimes. M’annonçant simplement qu’elle regrettait tout ça. Qu’elle regrettait tout et cette dispute, même si cela ne changerait rien, qu’elle voulait que je sache qu’elle regrettait. Je regrettais aussi mais bon… « Je regrette aussi tout ce qui s’est passé. Mais on ne peut plus revenir en arrière. Tu as merdé alors qu’on aurait peut-être pu t’aider. Ma fois, notre aide n’était simplement pas la bienvenue. Tu ne devais pas avoir réellement confiance en nous semble-t-il… Bon, tu te casse ou je m’en vais moi ? » Finissais-je en la question, venant prendre la veste de mon costume et l’enfilant en me dirigeant vers la porte d’entrée…
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Mar 13 Déc - 16:27 | |
| Dante & Flora Malgré le fait que sur mon visage rien ne transparaissait je pouvais sentir mon cœur se déchirer à chaque fois que je l’entendais dire ce genre quelque chose de mauvais à mon égard. Je faisais comme si ça m’étais égal mais là n’était pas le cas. Je ne voulais pas de ce genre de relation avec lui ni même avec quiconque. J’étais quelqu’un de plutôt facile à vivre qui ne cherchait absolument pas les disputes. Pourtant chaque fois que je me retrouvais dans la même pièce que Dante on dirait que c’était un plaisir de me battre contre lui. La vérité c’est que je faisais semblant. Tout comme je faisais semblant d’être heureuse ou de ne plus avoir peur. J’avais appris à faire semblant avec les années et je continuais à vivre comme je l’avais toujours fait. Cachant mes sentiments. Cachant mes peurs et mes espoirs. C’était ainsi que je voyais ma vie, je passais mon temps à fuir, à faire semblant, à ne jamais me montrer tel que j’étais réellement, c’est ainsi que je voulais vivre. Je voulais simplement plus souffrir mais j’étais incapable d’empêcher cet homme de me blessée. Parce que lui dire d’arrêter serait une preuve de faiblesse et que malgré mes peines j’étais doté d’une fierté un peu trop accroché et un peu trop souvent blessée par le passé. Je l’écoutais me parler, je l’écoutais me dire qu’il aurait voulu m’aider mais je ne pouvais pas lui demander quelque chose, je ne me rendais pas compte du danger qui me guettais à cette époque-là. Je ne me rendais pas compte que je massacré ma vie par plaisir d’être encore plus malheureuse que ce que j’étais quand je vivais chez mon paternelle. Je ne m’en suis rendu que plus tard, c’était trop tard. J’allais faire quoi ? Téléphoner à Sev et Dante et leur dire que mon mari me tapait honteusement sur la gueule en plus de la drogue qu’il me faisait ingérer chaque jour ? Non définitivement non je n’avais pas pu le faire. Quelles têtes auraient-ils fait si j’étais venue jusqu’à eux droguée jusqu’à la moelle incapable de me souvenir de ce que je disais ou de ce que je voulais faire. Je ne souhaitais pas voir de mépris dans leurs regards, je me méprisais déjà bien assez moi-même sans avoir besoin de le mépris de quelqu’un que j’appréciais et que j’apprécie toujours. J’avais mis un temps à parler de mon problème à Sevastien, j’avais mis un temps à lui dire que j’avais eu des problèmes avec mon petit ami, j’avais mis encore plus de temps à lui annoncer que j’étais partie pour Seattle parce que j’avais tué celui-ci. J’avais peur de le dire mais un jour ou l’autre il faut qu’on le dise pour se soulagé de ce fardeau. J’avais tenté de le dire à Dante mais c’était plus compliqué avec lui. Je le regardais se lever, passé à côté de moi, je l’ai écouté oui juste écouté me dire que je ne devrais pas jouer les séductrices avec lui et encore moins les manipulatrices. Je me suis mordu la lèvre afin de garder le silence et le de le laisser terminer totalement son discours. Néanmoins celui-ci se dirigea vers la porte alors qu’il me demandait de dégagé du bureau. Il allait partir si je ne sortais pas c’est pour cela que je me suis avancée et je me suis collé contre la porte pour qu’il ne puisse pas sortir.
« Attends… » Je soupirais, il me fallait du courage, je devais en trouver quelque part sinon je le laisserais partir sans qu’il ne puisse comprendre ma nouvelle façon d’être. J’ai relevé les yeux vers lui avant de reprendre la parole. « Tu as raison. J’aurais dû te dire les raisons de mon départ si précipité. J’aurais dû t’expliquer pourquoi j’étais aussi bizarre maintenant… Je l’ai dit à Sev parce que nous n’étions pas en froid. J’ai peur de ta réaction Dante, je ne supporterais pas une confrontation de plus sur ce sujet. Bon bref peu importe un jour ou l’autre faut bien que tu l’apprennes alors je vais te le dire et après je partirais ok ? » J’ai fermé les yeux quelques secondes sentant une boule se formait dans ma gorge alors que j’essayais de lui raconter mon histoire. Deux ans que je ne l’avais plus raconté alors ça fait mal. « Tu te souviens du bar dans lequel Sev’ t’a amené le soir de notre rencontre ? Tu te souviens je travaillais là-bas en tant que barmaid. Et parfois quand on discuter y avait un type beaucoup plus vieux que nous d’une dizaine d’année qui avait une certaine tendance à me regarder et à venir me draguer sous ton nez ? Bon eh bien ce type il est devenu mon petit ami quand j’avais presque dix-neuf ans. » Je me suis arrêter de parler. Tony était un habitué du bar et venait toujours quand j’étais au bar pour pouvoir me dragué et tenter de me ramener dans son lit sans grand succès. Mes yeux se sont enfin ouverts pour le regarder de nouveau afin de terminer mon explication. « Très vite il est devenu un peu trop jaloux… Très possessif même. Il m’a demandé d’abandonne tout le monde et je l’ai fait… Il n’y a pas que toi ou Sev, il y a eu mes amies filles aussi, et toutes les personnes que je connaissais. Il m’a isolée du monde… Et… » Tournant la tête je déposais mes yeux sur le sol avant de me retirer de la porte. Ma gorge était trop serré pour que je dise autre chose. Mais j’ai fini par soupirer une dernière phrase. « Tu t’es déjà senti si misérable que tu n’étais pas capable de t’en sortir ? Non hein… Voilà pourquoi je préfère me taire et me pas raconter cela. » Passant ma main sur mon visage l’espace d’un instant j’essayais tout bonnement de me reprendre une dernière fois. « Si je te le dis aujourd’hui ce n’est pas pour me faire pardonner juste parce que je te devais la vérité. Si tu souhaites partir je ne t’en empêcherais pas cette fois ci. »
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Mer 14 Déc - 13:58 | |
| Je savais que j’étais dur. Que mes mots étaient blessants et avaient une nouvelle fois pu la toucher. Même si elle ne le montrait pas, si elle paraissait forte devant moi, mes yeux pouvaient voir au plus profond d’elle et apercevoir le mal que je faisais. Je m’en voulais. En cet instant précis je me détestais plus que tout. Je ne ressemblais pas à ce que je voulais être avec elle. Mais une force, bien plus grande que ce que j’avais pu croire, me retenais et me faisais agir de façon méchante, mauvaise. Ce que j’attendais le plus cependant, pour pouvoir comprendre et donc lui donner une chance de se racheter était une explication de sa part. J’étais comme ça et elle le savait. Mais elle ne voulait rien dire et avait l’air de préférée que je la déteste plutôt que de me révéler quoi que ce soit. Pourquoi ? Avais-je été si mauvais envers elle par le passé pour qu’elle agisse ainsi avec moi ? N’avait-elle pas fait suffisamment de mal en partant comme cela sans aucune explication ? Fallait-il qu’on lui pardonne sans rien dire, sans aucune chance de notre coté de comprendre quoi que ce soit sur ses agissements ? Non et non. je n’étais pas comme ça. Je ne pouvais pardonner facilement, surtout pas une trahison. Mais la jeune femme était loin d’être une traitre, je le savais. Je n’attendais rien d’autre que des explications, des détails. Le pourquoi du comment. Mais j’avais beau attendre, rien ne venait. A croire qu’au final elle ne me faisait absolument pas confiance. Énervé par tout ceci et par ce mélange de sentiment qui se bousculaient en moi, j’avais alors parlé froidement, avec méchanceté, jusqu’à lui demander de quitter les lieux. Autrement je le ferais. Je ne pouvais pas rester une minute de plus avec elle alors qu’elle tournait autour du pot sans rien dire, m’envoyant promener dès que je voulais comprendre quoi que ce soit. Je m’y prenais sans doute mal aussi je ne pouvais pas le nier. Mais la rancœur était là et m’empêchait de dire et d’agir comme je le voulais réellement. Surtout avec elle qui m’avait terriblement manqué.
Prenant mes affaires, je m’apprêtais à partir en rejoignant la porte d’entrée du bureau lorsque je vis Flora s’appuyer contre la dite porte et donc venir bloquer ma sortie. Mes yeux croisèrent les siens et alors que j’allais lui dire de déguerpir en vitesse, sa voix résonna et me paralysa. Elle voulait que j’attende. Je la regardais donc avec plus d’attention et de sérieux, avec plus d’attente et c’est avec un soupir qu’elle se lança enfin. Elle m’annonça donc qu’elle avait peur de ma réaction. Qu’elle en avait déjà parlé à Sev parce qu’ils n’étaient pas en froid tout les deux mais qu’avec moi ça était plus compliqué. Je l’écoutais, sans rien dire, luttant contre mon envie de lui dire que c’était elle qui avait compliquée les choses. Mais je ne fis rien et la regarda simplement en l’écoutant, buvant chacune de ses paroles, les ancrant au plus profond de moi. Je les analysais une à une, telle une machine. Vous pourriez dire que je n’étais qu’un monstre dénué de sentiment, vous seriez loin d’avoir tord. Cependant ce n’était pas le cas. C’était ma façon à moi d’être sûr qu’elle ne se jouait pas de moi de nouveau et que ses paroles étaient sincères. Elle ma parla donc du soir où nous nous étions rencontré. Du soir où je l’avais aperçu pour la première fois dans ce bar où elle travaillait en tant que barmaid. Bien sûr que je m’en souvenais et pour répondre à sa question, j’hochais la tête d’un air positif, sans lui couper la parole. Elle me parla aussi de ce type qui la draguait souvent sous mon nez. Je me souviens que cela m’énervait au plus haut point. Mes yeux s’écarquillèrent grandement lorsqu’elle me révéla que ce même type était devenu son copain. Là je ne pu retenir un « Lui ? Sérieux ?... » Un léger dégout s’insinua en moi. Le gout amer, je l’écoutais toujours comment avait-il réussi à avoir la jeune femme ? Ce mec était dénué de charme et de classe…
Elle m’expliqua donc plus concrètement la relation qu’elle avait eue avec ce type. Qu’il était devenu de plus en plus jaloux et possessif. Je commençais à me dire qu’il avait pu même être violent envers elle. Du moins c’est ce qui transcendait de ses mots, de sa façon de les dire, des mimiques de son visage lorsqu’elle parlait de lui et de cet époque. Oui, il y avait eu bien plus que de la jalousie dans le comportement de son « petit ami ». Je me mordais l’intérieur de la joue, furieusement, sentant même un gout de sang se répandre dans ma bouche. Ce salopard l’avait pratiquement enchaîné. Lui interdisant de revoir ses amis et l’isolant complètement du monde pour son propre plaisir personnel. Quel bâtard. Même si je m’en voulais de n’avoir rien vu venir et donc de n’avoir pas agis à l’époque, je m’en voulais encore plus maintenant de voir tout ceci. D’apprendre tout cela et d’avoir pu agir avec elle de la sorte. Elle ne méritait absolument pas de subir mes foudres. De subir mon comportement hautain et méchant, presque destructeur. Beaucoup à sa place auraient déjà craqué à l’entente de mes mots. Mais elle était restée forte et je voyais donc qu’elle avait pratiquement toujours cru que je lui pardonnerais. Ses yeux se relevaient vers moi et je pu voir une formation brumeuse dans ceux-ci. Les larmes lui venaient, je le sentais, je le voyais. Ma mâchoire se serra, laissant apercevoir un muscle sur mes joues alors que j’étais énervé. Contre moi-même, contre cette saloperie qui avait abusé d’elle et de sa gentillesse. « Je… » Commençais-je, perturbé, touché à l’extrême par son histoire et par ses mots. Par con visage si beau et pourtant si triste. Par ses larmes perlant sur ses joues qu’elle essuyait pour que je ne voie rien. Partir ? Je n’en avais jamais eu l’envie. Et là, je ne le voulais décidément plus. « J’ai étais qu’un salopard avec toi j’en suis désolé. Sincèrement, désolé… Je ne veux pas partir. Je ne l’ai jamais voulu. Je voulais simplement savoir, être là pour toi, être l’ami que je t’avais promis d’être à l’époque. Pardonne-moi… » Lui demandais-je alors dans un souffle, véritablement ému par tout cela, chose que je montrais que très rarement mais qui là, ne pouvait s’empêcher de sortir. Je m’approchais d’elle et posais délicatement une main sur son épaule. L’envie de la prendre dans mes bras et de la serrer tout contre moi ce faisait encore plus grande que d’ordinaire. Une envie que j’avais eue depuis son départ. Mais je ne savais pas comment elle allait pouvoir réagir. C’est pourquoi je me retenais, paressant froid et insensible comme toujours, mais restant près d’elle, la main sur l’épaule, le cœur profondément chamboulé par toutes ses révélations…
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Mer 14 Déc - 18:29 | |
| Dante & Flora J’avais eu deux options ce soir, la première je laissais Dante partir sans le retenir et je savais parfaitement bien que ça signerait la fin définitive de notre amitié ou alors je lui disais tout et je verrais bien ce qu’il y aura. Soit il s’en va quand même et là j’aurais su qu’il se foutait totalement de moi et qu’il ne voulait plus avoir affaire à moi. Soit il restait et on se réconcilier. S’il n’était pas capable de me pardonner au moins aura il envie de faire un cesser le feu juste ce soir ? Je l’espérais secrètement en lui parlant de tous ce qu’il y avait eu dans ma vie pendant des années, du moins ce que je pouvais lui dire, je lui raconterais la suite un autre jour quand il aura avalé cela déjà. Alors que mes larmes coulaient légèrement sur mes joues j’essuyais ce liquide froid du bout de mes doigts pour ne pas qu’il le voit. Je n’avais plus pleuré depuis longtemps et je ne voulais plus pleurer aujourd’hui. Je ne voulais plus avoir mal. Je le libérais finalement en me levant de devant la porte, j’avais légèrement avancée pour qu’il puisse sortir sans que je ne le voit. Je n’étais pas capable de voir cette porte se refermer derrière lui. Mais c’est à ce moment précis que je l’ai entendu parler, je l’ai entendu me dire qu’il ne voulait pas partir, qu’il n’a jamais voulu partir, il me prouvait une bonne fois pour toute que j’avais tort et que même si nous avions eu nos différents il ne me jugerait pas et ne me prendrais pas pour responsable de ma propre déchéance. Sa main positionnée sur mon épaule me faisait du bien mais ce n’était définitivement pas suffisant. J’avais besoin d’une étreinte. J’avais besoin de le sentir contre moi. C’est bien pour cela que je me suis blotti contre son torse comme je l’aurais fait étant adolescente. De là je pouvais sentir son cœur battre, je pouvais sentir la chaleur de sa peau et ça me faisait beaucoup de bien. Ma tête se positionne dans son cou ou je ferme les yeux l’espace d’un instant, mes bras eux enlace sa taille pour qu’il ne s’en aille pas. « Serre-moi dans tes bras s’il te plait. » C’était demandé dans un léger soupire, je voulais juste le sentir un peu plus proche de moi, cela faisait tellement d’année que nous nous n’étions pas vue, du moins pas de cette manière j’avais juste besoin d’un peu de tendresse que je n’aurais surement que de sa part vue que je n’en demander jamais. Quelques larmes coulèrent dans son cou avant que je lui essuie du bout de mes doigts. « Je me sens idiote tu sais… Terriblement idiote. Idiote parce que je n’aurais pas dû accepter qu’il m’arrache à tout mon monde de cette manière et idiote parce que je n’arrivais pas à te dire la vérité. J’avais peur que tu me dises que c’était bien fait pour moi et que je l’avais mérité parce que j’avais choisi le mauvais… J’ai même pas essayé de protesté si ce n’est pas pathétique… » Oui raconter ma vie et raconter cette histoire me rendait extrêmement sensible vis-à-vis de ma vie, j’avais tendance à me flagellé et à me donner le mauvais rôle. Dans cette histoire je n’étais que la victime mais je me donnais le rôle du bourreau. Je détestais passer pour la victime, je détestais ce mot, j’avais toujours eu un caractère fort du moins avant que Tony arrive dans ma vie. Il avait effacé d’un seul coup de pinceau toutes mes convictions, il m’avait montré en six ans que je n’étais rien de plus qu’une gamine avec aucune volonté. Essuyant rapidement mes dernières larmes je déposais un baiser dans le cou de mon ami avant de me détaché de ses bras mais de rester non loin de lui. « Merci… j’avais besoin de ça. » Un petit sourire s’accrocha à mes lèvres mais ce n’était qu’une pâle copie de ce que je pouvais faire quand j’étais réellement heureuse. « Tu sais… tu n’as pas à t’en vouloir après tout j’aurai réagis de la même manière si tu avais fait cela… Je te l’aurais fait regretter. » Je voulais simplement qu’il sache que je ne lui en voulais pas, je pouvais que comprendre sa façon d’être. J’aurais fait surement la même chose.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Jeu 15 Déc - 14:40 | |
| Rapidement, la haine que je ressentais envers elle pour m’avoir lâchement abandonnée s’estompait et se retournait même contre moi. Moi qui n’avait rien vu venir. Moi qui n’avais pas pu déceler le désespoir dans ses agissements il y a de cela plusieurs années *Quel con tu fais mon pauvre…* me disait cette petite voix qui me trottait dans la tête. Je ne pouvais pas le nier, je ne pouvais pas me défendre face à cette accusation. Pour une fois, cette voix avait raison. Pour une fois, j’acceptais l’insulte et le déni. Je la regardais, me sentant terriblement mal alors que je voyais clairement les perles salées couler le long de ses joues. Je détestais la voir ainsi. Son visage aux traits fins et angéliques se couvrir de larme. Ses yeux d’un bleu intense, électrique, transperçant, rougir sous le chagrin. Je m’en voulais. Terriblement. Je n’avais était qu’un monstre d’égoïsme pour penser à tord de la sorte. Pour croire qu’elle n’avait pensée qu’à elle tout ce temps. Dans le fond, n’était-ce pas ce que j’étais réellement ? Un monstre de concentré d’égoïsme ? J’en avais bien l’impression. Je le savais au plus profond de moi mais n’en avais jamais pris réellement conscience jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce tête à tête avec Flora qui, en me révélant son histoire, me révéla aussi quel genre d’homme j’étais. Celui que je détestais mais que pourtant, aimais être en même temps. Il me fallait rapidement changer. Du moins, changé avec mon entourage, avec les personnes que j’appréciais et aimais. Je ne devais pas continuer dans cette voie au risque de me retrouver définitivement seul. Je le savais et le voyais.
C’est pourquoi, réellement touché par Flora, par son histoire, par son état, je m’étais doucement rapproché d’elle pour venir poser ma main sur son épaule. Une main qui se voulait chaleureuse, réconfortante, aimante. Je ne savais pas trop quoi faire d’autre. Après le mini calvaire que je lui avais fait endurer, la prendre dans mes bras comme ça ne devait pas être la chose la mieux à faire. Du moins je ne savais pas. Je n’en savais rien. J’avouais être perdu à ce moment précis. Partagé entre l’envie de la bercer dans mes bras pour la réconforter et la peur qu’elle m’en veuille concrètement pour tout ce que j’avais fait à son encontre. Pour les mots, les phrases, les gestes, tous plus dur les uns des autres. C’est pourquoi j’avançais à moitié, venant poser cette main sur son épaule et attendait sa réaction, lui montrant que malgré tout, j’étais là pour elle et n’avais jamais voulu qu’elle disparaisse complètement de ma vie. Doucement, elle se rapprocha de moi et se cala sur mon torse. Elle s’y blottit comme des années au-par-avant, nichant sa tête et son visage dans mon cou avant d’enrouler ses bras autour de ma taille, me serrant à elle avec une envie que j’avais presque oublié. Un petit frisson s’empara de moi lors de ce contact et de cette étreinte, et je l’entendis doucement, murmurer contre la peau de mon cou, son souffle me chatouillant délicatement, de venir la serrer dans mes bras. Serrant la mâchoire, je lever alors mes bras et les passa tendrement dans son dos, m’y nouant délicatement avant de la serrer dans une étreinte et dans un câlin qui me replongea en arrière, lorsque tout allait bien entre nous. Je fermais les yeux et profitais au maximum de ce moment avec elle que j’avais longuement attendue. Mon visage se baissa vers le sien et se cacha dans ses cheveux. Je respirais son parfum son odeur et un petit sourire dessina mes lèvres. Cela faisait du bien… j’en étais agréablement surpris. Je sentais ses larmes couler sur la peau de mon cou et ses doigts fins et doux venir essuyer le tout alors qu’elle reprit la parole, dans un souffle, hoquetant légèrement sous les pleurs qui l’envahissait. « Flora… chut… c’est du passé maintenant. Tu ne pouvais pas savoir. Tu as été pris dans un tourbillon malsain dont tu ne pouvais t’échapper. Je le comprends. Et jamais, ô grand jamais, je ne t’aurais dit de telle chose. Mieux vaux tard que jamais dit le dicton et je suis heureux que tu ais trouvée la force et le courage de m’en parler… je m’en veux tellement si tu savais… j’aurais dû voir ta détresse, j’aurais dû agir pour ne pas te laisser seule face à ça… »
Je ne pouvais que m’en vouloir de n’avoir pas pu aider une amie à qui je tenais tant. Je sentis ses lèvres se poser dans mon cou, y déposant un tendre baiser avant de la voir se reculer légèrement, essuyant ses dernières larmes. Je la regardais dans les yeux, lui rendant son petit sourire après l’avoir entendu me remercier et me dire qu’elle avait eu besoin de ça. Ma main attrapa la sienne et je nouais mes doigts avec les siens, lui montrant par ce geste que j’étais là et que pour moi c’était une chose tout à fait normale, même si je ne le lui avais jamais montré depuis nos retrouvailles. Écoutant ses dernières phrases, je souriais plus grandement comme pour essayer de la soulager et m’autorisais même une petite plaisanterie, la taquinant légèrement sur le sujet « Oh je suis sûr oui que j’aurais subis pire avec toi. » Dis-je en lui lançant un clin d’œil, me rapprochant d’elle avant de déposer un long et tendre baiser sur sa joue, ma main de libre se posant sur sa taille.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Jeu 15 Déc - 20:59 | |
| Dante & Flora En huit ans je ne m’étais jamais senti aussi bien qu’à cet instant précis, je sais c’est totalement idiot mai sentir les bras de mon ami autour de moi me faisait un bien fou. Comme si en lui déballant mon histoire et ce qui m’était arrivé pendant des années je m’étais enfin débarrassé de mon horrible fardeau. Dante était enfin au courant et je voyais une réconciliation possible entre nous deux. Je l’ai su dès que j’ai posé ma tête dans son cou et qu’au lieu de me repousser comme il l’a toujours fait il m’a prise dans ses bras et à enrouler ses bras autour de mon corps frêle. Je me suis senti bien. Terriblement bien. Et malheureuse à la fois. Comment peut-on ressentir deux sentiments si différents en même temps ? C’est une très bonne question. Quoi qu’il en soit c’est ce que je ressentais à cet instant. Je pouvais enfin me détendre totalement entre ses bras et sentir mon masque se fissurer afin de redevenir la femme que j’étais avant, celle qu’il a connu et qui n’était ni froide ni mauvaise. Celle avait qui il avait passé des nuits entières que ce soit pour parler ou pour tout autre chose. Malgré toute ma fierté je ne pouvais pas empêcher mes larmes de tomber sur sa peau, je me sentais idiote et je devais lui dire, je ne pouvais plus garder cela pour moi et je ne pouvais pas en parler tout le temps, je n’en étais pas capable. Encore aujourd’hui j’en fais des cauchemars. Je me réveille en pleine nuit en pensant que Tony est toujours là et m’attend une dose de poudre à la main et une seringue dans l’autre, prêt à me remettre ma dose dans mes veines. Je l’écoutais me présenter des excuses et je me sentais encore plus mal. Je me disais que finalement c’était mieux lorsqu’il me détestait, au moins il ne se sentait pas coupable de tous ce que j’avais subit. Et encore il n’en savait que la moitié, je me suis dit que je ne lui dirais rien sur le reste à part s’il venait à voir ou a apercevoir quelque chose qui cloche chez moi sinon je garderais le silence. « Tu n’as pas à t’en vouloir tout ça n’est pas de ta faute, tu ne pouvais pas le voir parce qu’au début je ne m’en rendais pas réellement compte. Il voulait que je vous abandonne Sev et toi parce que nous étions les plus proche Sev étant mon ami depuis que j’ai quinze ans et toi… ben parce qu’il avait remarqué que nous couchions ensemble, je ne sais même pas comment mais bon bref il trouvait ça logique que je ne sois plus proche de vous et j’ai acceptée ça… » Je soupire longuement avant de reprendre la parole une fois de plus. « J’ai acceptée trop de chose venant de lui… » J’ai peut-être parlé un peu trop vite. C’est vrai j’avais accepté un petit peu plus que laisser mes amis partir. Y a eu la jalousie. Ensuite la possessivité. La violence et pour finir la drogue. J’en avais accepté des choses pour l’amour.
Finalement je me détachais de son corps chaud pour reprendre contenance, j’essuyais mes dernières larmes avant que sa main ne se noue à la mienne, alors qu’il me lançait une taquinerie très gentille que j’ai pris avec un sourire un peu plus grand que le précédent. C’est vrai je lui aurais fait subir bien pire que ce qu’il m’a fait si il avait été à ma place. Puis ses lèvres se sont attardés contre ma joue, je fermais les yeux l’espace d’un instant pour apprécié le moment. J’ai avancée légèrement quand il a passé son autre bras autour de ma taille et pour détruire la distance physique qu’il y avait entre nous. « Oh ça oui tu aurais subis bien pire… Je t’aurais torturé avant de t’attacher pour que tu ne partes jamais. » C’était presque vrai. Parce que si vraiment il voulait partir je le laisserais faire parce que je tenais à lui suffisamment pour le laisser s’envoler un jour ou l’autre. Je caressais sa main qui était lié à la mienne avec mon pouce tout en continuant de parler. « Ça va aller je n’ai pas trop une sale tête ? Pour faire mon show si je ne ressemble à rien je vais me faire abattre par des clients mécontents. » Un demi sourire accroché à mes lèvres je m’approchais encore un petit peu afin de prendre son visage de ma main libre. Mes doigts se plaçant sous son menton. Mes lèvres se rapprochèrent des siennes avant que je lui laisse un baiser dessus, juste un baiser, chaste, doux et tendre, rien de passionnée. En gros une caresse. Je soufflais à quelques centimètres de ses lèvres une seule réponse à la question qu’il devait se poser dans son subconscient qui disait pourquoi ce baiser ? « En gage de réconciliation. Et parce que tu m’as manqué. » C’était vrai, il m’avait terriblement manqué durant tout ce temps. Et j’avais envie qu’il le sache, parce qu’il était mon ami malgré le temps qui avait passé. Et que je l’aimais toujours autant qu’avant – amicalement parlant bien sur – Après ce baiser je me suis légèrement reculer de son visage et j’ai enlevé ma main de dessous son menton.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Ven 16 Déc - 14:44 | |
| Je ne savais même plus depuis combien de temps j’attendais ce moment. Trop de temps, trop d’année passé à vouloir, secrètement, dans mon subconscient, retrouver les bras de Flora et la serrer tout contre moi. On pourrait croire cette réaction un peu enfantine ou autre, mais je m’en fichais royalement. Ce qui comptait était que je venais de retrouver mon amie. Et l’avoir dans mes bras, à cet instant précis, sentir son odeur naturelle chatouiller mes narines, sentir la chaleur de son petit corps m’envahir et sentir ses bras me serrer fortement, comme si elle avait peur que je m’en aille, était pour moi une petite bouffée d’oxygène. Cela faisait un bien fou et m’apaisait grandement depuis toutes ses années où nous nous étions perdus. Les yeux clos, je profitais de ce moment d’attention, de douceur et de bonheur sans penser à autre chose qu’à elle. Même si je l’entendais me dire que je n’avais pas à m’en vouloir pour tout ça, je savais au plus profond de moi que je ressentirais toujours cette gêne de n’avoir pas était là pour elle. Elle était mon amie, une personne extra que j’adorais plus que tout et que je voulais protéger de tout. Mais j’avais échoué. Lamentablement. Je n’avais pas su voir la détresse en elle et l’avais laissée partir sans rien faire d’autre que la haïr. Très héroïque comme action n’est-ce pas… Lentement, elle reprit la parole, m’affirmant que je n’avais pas à m’en vouloir, que tout ceci était loin d’être ma faute et puis que de toute manière, elle-même ne s’était pas rendu compte de sa détresse au début, au moment où elle nous avait abandonnée. Que son petit ami de l’époque avait vu que nous couchions ensemble et que nous étions bien trop proche, Sev elle et moi. Qu’elle avait acceptée de son propre chef, certainement pour l’amour qu’elle lui portait. Savoir cela me dégoutait quelque peu. J’avais toujours trouvé cet homme, horrible, mal propre, manquant de classe et de tact. Un ivrogne, rien de plus. Mais elle en était tombée amoureuse. Comment ? Pourquoi ? Je l’ignorais. Et je ne savais même pas si j’avais réellement en vie de le savoir. Sa dernière phrase cependant me fit plisser les yeux. « J’ai acceptée trop de chose venant de lui… » Qu’est-ce que cela voulait dire ? Je pris le risque et c’est d’une voix douce, chaude, sécurisante, que je lui demandais alors « Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Mais une question… tu l’as vraiment aimé ce mec ? » Lui demandais-je alors, ressentant l’envie de lui demander, quelque chose de plus fort que moi. je n’aurais certainement pas dû mais j’en avais l’envie et le besoin. Cette question ne demandait qu’à sortir depuis le moment où elle m’avait révélée être sortie avec ce gars.
Se détachant lentement de mon corps, elle me fit face à quelques petits centimètres de moi tout en essuyant ses dernières larmes alors que je glissais une main dans la sienne. J’avais ce petit besoin, depuis tout ce temps, de la sentir encore présente. Un besoin tactile qui se caractérisait par cette prise de main. Elle se mit à sourire après avoir entendu la petite taquinerie que je lui avais lancée. J’aimais ce sourire. Un sourire plus franc, plus sincère, plus chaleureux que le précédent. M’avançant doucement, je baissais mon visage vers le sien et déposa mes lèvres sur sa joue. Un baiser tendre, doux, long, qui s’attardait quelque peu alors que ma main de libre avait pris possession de sa taille. Je voulais la sentir encore près de moi. Elle avoua alors dans un murmure qu’elle aurait fait pire que moi et qu’en plus elle m’aurait attaché pour que je ne parte pas. Je souriais et riais doucement face à cet aveu avant de lui répondre dans un sourire « J’aurais dû t’attacher tiens je n’y avais pas pensé. C’est égoïste certes mais je m’en fiche, tant que tu restes près de moi… » Je relevais mon visage vers le sien en la regardant après ce petit aveu de ma part et elle me demanda si elle n’avait pas une sale tête après tout ça. Qu’elle devait être bien pour son show pour ne pas se faire abattre par les clients. Je souriais doucement, remontant ma main de sa taille vers son visage, replaçant une mèche de ses cheveux tout en sentant son pouce caresser ma main qui tenait la sienne. « Tu es simplement parfaite. Sincèrement. Pour les clients, je les surveillerais et les mettrais à la porte s’ils deviennent trop grossiers ou autre. » C’était vrai, s’ils faisaient quoi que ce soit à son encontre, je m’occuperais d’eux personnellement. Alors que je pensais à cela tout en regardant son magnifique et doux visage, je la vis se rapprocher. Ses doigts frôlèrent mon menton et l’attrapèrent avant que ses lèvres ne se déposent sur les miennes dans un petit baiser tendre et doux. Elle souffla rapidement avant que je ne dise quoi que ce soit, comme pour me faire réaliser que cela s’était bien produit, que c’était un gage de réconciliation, que je lui avais manqué. Je souriais un peu plus, passant ma langue sur mes lèvres comme pour récolter les dernières saveurs de ses lèvres et lui répondis, sur un même souffle « Tu m’as aussi terriblement manqué. Bien plus que je n’ai pu te le faire croire jusqu’à présent. » A mon tour, je baissais mon visage vers le sien et le baiser que je déposais ne visait plus ses joues mais ses douces lèvres. Un petit peu plus appuyé que le sien, mais rien de trop. Je me retirais et reculais mon visage en me plongeant dans son regard avant de lui demander. « On trinque à ses retrouvailles ? »
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Ven 16 Déc - 21:41 | |
| Dante & Flora L’amour… c’était un sentiment que je n’avais pas vraiment connu. Mes parents ne m’avaient jamais aimé, je n’avais jamais aimé ceux-ci et quand j’ai grandis mon père avait simplement des prostituées à son bras simplement pour le sexe et rien d’autre. Je ne savais pas vraiment ce que l’amour était, alors oui j’avais cru aimer Tony mais la vérité c’est que je ne savais pas vraiment ce que l’amour voulait dire. Je ne le sais toujours pas d’ailleurs. Je n’ai jamais encore ressenti ce que le monde extérieur appel les papillons dans le ventre. Je n’ai encore jamais eu envie de vivre aux côtés d’un autre homme que mon ex-mari. Et je crois bien qu’après l’expérience Tony je vais éviter les hommes pendant un certain temps – du moins les hommes qui sont plus que des coups d’une nuit évidemment. Je ne savais comment répondre à la question de Dante, la vérité c’est que j’avais peur de lui dire que oui je l’avais aimé ou dire non. En fait je ne savais pas vraiment mes sentiments pour lui, je sais simplement qu’il m’avait totalement déboussolé et je n’étais plus capable de penser par moi-même, j’étais comme hypnotisé par lui, par son être, par son charisme. Dante semblait penser que Tony était qu’un salaud et qu’il n’avait aucun charme mais ce n’était pas le cas du moins pas pour mes yeux d’adolescente. Il représentait bien plus que ce que je pouvais imaginer. Il avait réussis à me séduire ce qui était un exploit quand j’avais dix-neuf ans étant très farouche. Très peu m’approcher et pouvait poser ses mains sur moi. J’étais loin d’être une coincée seulement je ne faisais pas confiance aux hommes et je me méfié un peu plus qu’aujourd’hui. Et bien ma méfiance a été très rapidement mise à mal à cause de cet homme. Tout en me mordillant la lèvre je cherchais les bons mots pour lui expliquer ce que je ressentais pour cet homme. « En fait je… je ne savais pas vraiment. Il m’avait séduite durant les fois où j’étais seule au bar, j’ai fini par céder à ses avances et je pensais en être tombé amoureuse… J’espère que l’amour n’est pas ça parce que sinon c’est sûr je ne veux plus jamais y retourner… » J’avais fait exprès de ne pas répondre à sa première question histoire qu’il n’apprenne pas ce que Tony m’avait fait subir pendant toutes ses années et ce que moi-même j’avais commis durant tout ce temps. Retomber amoureuse n’était absolument pas dans mes plans au contraire, jamais plus je ne me mettrais dans une telle situation. Jamais. Autant dire que je préfère rester comme je le suis aujourd’hui. Seule et avec un large choix de conquête d’une nuit.
Afin de me redonner le sourire celui-ci décida de me taquiner et il avait raison parce que c’était agréable de le sentir de cette manière, je n’avais pas besoin de me cacher et de cacher mes émotions pour qu’il évite de me faire du mal psychologiquement parlant bien entendu. Mais là c’était différent je pouvais redevenir normale et être celle qu’il avait connu. Bien sûr la Flora qu’il avait connue était morte en même temps que son mari mais je n’étais pas très différente. Il me disait qu’il aurait mieux fait de m’attacher plutôt que de me voir partir. Je devais bien l’avoué j’étais touché par cette phrase, je lui ai mis un coup dans l’épaule avec un sourire au coin des lèvres. « Tu rigole ? Je t’aurais pas laissé faire, je te connais tu aurais essayé de profiter de cette faiblesse pour abusé de mon pauvre corps. » Bien entendu je plaisantais c’était pour détendre un peu l’atmosphère… quoi que… je suis sûr qu’il aurait essayé de profiter de ma mésaventure si j’avais été attaché à son lit à l’époque – avec mon consentement bien entendu - . Je le regardais faire, ses gestes n’étaient pas différents, ils étaient même identique et je devais l’avoué ça me faisait un bien fou. Je pouvais me détendre pour une fois. Je lui demandais alors si mon physique n’était pas trop pathétique parce qu’il fallait bien que je danse quand même et si je ressemblais à un panda pas sûr que mes clients apprécie mon show. Il me dit donc qu’il viendrait à ma rescousse si jamais les clients devenaient trop grossiers. Malheureusement c’était le risque du striptease beaucoup pensait qu’elles n’étaient rien tout comme les prostituées, le souci c’est que nous étions principalement des femmes pas des objets de vices, du moins pas entièrement. « Humm… je ne crois pas que mon patron accepte ça si je fais viré le trois quart de ses clients mon ange… Mais c’est gentil de le dire quand même. » Je me suis mise à sourire un petit peu plus franchement avant de reprendre. « Ça veut dire que tu vas venir me voir danser ? » Je le voyais parfois quand je faisais mes shows, il n’était pas au mien du moins je ne l’ai pas aperçu mais je pouvais le voir ailleurs. Après tout il travaillait là alors autant qu’il se fasse plaisir hein. C’était normal.
J’ai ensuite fait ce que je pensais inimaginable il y a de cela quelques heures. Mes lèvres se sont collées aux siennes avec douceur. Je voulais juste le remercier à ma façon et les mots n’étaient pas toujours le meilleur moment. Je lui avais avoué qu’il m’avait terriblement manqué et alors qu’il me disait la même chose il m’embrassa de la même manière tout en accentuant ce baiser mais en me laissant tout de même sur ma faim je devais bien l’avoué. Pinçant mes lèvres je retenais le gout de ses lèvres l’espace d’un instant avant qu’il ne me propose de trinqué à nos retrouvailles. J’ai hoché la tête pour lui dire oui, j’ai pris le verre auquel j’avais eu le temps de gouter pendant notre dispute et je me suis assise sur le bureau de Sevastien prenant une gorgée de son verre avant de lui rendre. « Je peux pas trop boire sinon je sens que Sev va me faire une crise, être son amie est certes un bon point pour moi mais il est intransigeant sur beaucoup de chose. » Oui ça le faisait pas vraiment bien de voir une stripteaseuse totalement saoule contre la barre sur laquelle elle est censée dansé. Du coup je préférais prendre juste une gorgée et seulement une. « Mais… si tu n’as rien à faire après peut être qu’on pourrait prendre un verre ensemble, ou plusieurs, histoire de se remémoré le bon vieux temps. Et d’en apprendre plus sur le présent. » Ma phrase était à double sens et c’était fait exprès. Autant dire que je voulais en savoir plus sur Dante bien évidemment mais que je n’étais pas contre une visite chez moi cette nuit pour un petit rappel au source.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Sam 17 Déc - 20:04 | |
| Cette question que je venais de lui poser était une question qui pouvait être à double tranchant. Dans un sens, elle pouvait ne pas le prendre mal et donc me parler clairement de cet homme dont elle était amoureuse. Mais dans un autre, elle pouvait prendre assez mal le fait que je ne considérais pas ses gouts en matière d’homme et donc m’envoyer boulet. Je le savais et pourtant j’avais pris le risque de le lui demander. Je pensais connaître suffisamment Flora pour pouvoir lui parler ouvertement et lui dire clairement mes pensées et ressenties sur la chose. Qu’elle savait qu’il ne fallait pas le prendre mal, même si à première vu mes paroles pouvaient sembler blessantes ou fortes. Ce n’était pas le but de ses dernières, loin de là. C’était le genre d’homme que j’étais et Flora le savait fortement. Nous nous connaissions depuis pas mal de temps maintenant et même si nous avions passés quelques années séparés l’un de l’autre, elle devait sans nul doute me connaître bien mieux que la plupart des femmes de ce manoir. Elle me connaissait donc et savait que j’étais le genre d’homme à toujours vouloir savoir le pourquoi du comment. C’était dans ma nature depuis toujours, cherchant à comprendre pourquoi telle chose au lieu d’une autre, pourquoi telle action plutôt qu’une autre etc… Pourquoi avait-elle choisit cet homme qui a mes yeux n’avait normalement rien pour la séduire, plutôt qu’un autre qui pouvait être bien mieux pour elle. Comme la question du « Pourquoi était elle partie comme ça sans rien nous dire ? » à laquelle la réponse que je cherchais depuis des années était finalement apparut lors de ses mini retrouvailles de ce soir. Sa réponse arriva donc quelques secondes après l’avoir posée. Je l’écoutais, sans rien dire, étant attentif à ce qu’elle disait et à ce que son visage exprimait lors de ses paroles. J’arrivais clairement à voir la moindre émotion de sa part désormais. Comme si le masque qu’elle avait gardée sur elle depuis le jour où nous nous étions revus dans le manoir avait finalement complètement disparut. Comme si elle redevenait la Flora que j’avais connu, celle que j’aimais. « Nous aurions donc dû Sev et moi, ne jamais te laisser seule au bar ma belle. L’amour n’a rien d’aussi tragique, je peux presque te l’assurer. Enfin je dis presque car comme tu le sais, aucune femme ne veut de moi à ses cotés et mes relations amoureuses sont… pratiquement inexistantes. Mais je suis certain qu’il existe quelqu’un qui pourra te faire battre le cœur comme jamais et te traiter aussi dignement qu’on traiterait une Reine. En tout cas, tu le mérite selon moi… » Lui répondis-je dans un souffle, aucun mot n’étant plus haut que l’autre, se voulant une réponse douce, telle une mélodie. J’en avais totalement oublié, pour le moment du moins, la première question que je lui avais posée et à laquelle elle n’avait pas répondue.
Lentement, afin de la retrouver totalement, et de retrouver nos liens d’antan, que nous partagions avec enthousiasme lors de notre jeunesse, je venais la taquiner. Légèrement, doucement, ne voulant pas la brusquer alors que nos retrouvailles étaient fraiches. Je la voyais sourire avec envie, sincérité, et cela me faisait chaud au cœur. Je lui annonçais alors, suite à ses mots, que j’aurais eu mieux fait de l’attacher pour lui éviter de partir et de me fuir. Chose que j’aurais très bien pu faire si j’avais eu vent de ses intentions au moment adéquat. C’est en souriant qu’elle répondit alors qu’elle ne m’aurait pas laissée faire car, me connaissant, elle savait que j’aurais essayé d’abuser de son pauvre corps. Pauvre était loin d’être le mot pour qualifier son corps. A l’époque je le trouvais sublime mais ce que je pouvais voir aujourd’hui dépassé encore toutes mes attentes. Je souriais donc en l’entendant avant de la déshabiller du regard sans gêne, souriant en coin avant de lui répondre « Pauvre corps ? Je dirais plutôt divin corps moi. Mais haaaaan… tu crois que j’aurais abusé de toi ? Sérieusement ?…. Peut-être en effet. » Je lui fis un clin d’œil et me mis à rire alors qu’elle me mettait un coup sur l’épaule en souriant. Cela me faisait penser aux nuits que nous avions pu avoir à l’époque où nous laissions notre attirance physique, notre complicité et nos envies prendre le dessus et chasser tout le reste pour vivre des nuits faites de passion et d’étreintes sauvages, brulantes. Je souriais en y repensant tout en la regardant. Elle avait l’air apaisée et totalement sereine désormais. Cela faisait grandement plaisir à voir et j’étais même soulagé de la voir ainsi. « Tu sais, je pourrais en parler avec ton patron si jamais il dit quelque chose. Il préfère avoir une danseuse au meilleur de sa forme plutôt que marqué par les coups de clients mécontent jolie cœur. Pas besoin de me remercier, c’est le moins que je puisse faire pour toi. » Lui répondis-je alors qu’elle m’annonçait que Sev ne serait pas content si jamais elle faisait fuir les clients du manoir. « Je n’ai rien d’autre à faire et je n’ai pas envie de travailler. Tout ça pour dire que oui, je vais venir te voir danser. Maintenant que je t’ai retrouvé, je ne veux pas te laisser partir aussi rapidement. » Lui répondis-je en lui lançant un petit clin d’œil.
Le gout de ses lèvres sur les miennes resta gravé de longues secondes. Je ne pu m’empêcher de venir passer légèrement, sans que cela ne soit provoquant, ma langue dessus pour en récolter les dernières saveurs. Un baiser que je n’avais pas vu venir. Un baiser, aussi doux et léger soit-il, que je n’avais pas eu depuis de nombreuses années et qui m’avait, l’espace de quelques petites secondes, trop infimes à mon gout, littéralement transporté. Sans attendre trop longtemps, j’étais revenu à mon tour à la charge en attrapant ses lèvres, l’embrassant avec un peu plus d’entrain et d’envie avant de me retirer, ne voulant pas la brusquer une nouvelle fois ni subir un échec si elle ne partageait pas l’envie que je ressentais. Ceci m’avait aussi terriblement manqué, en plus de son être et de son corps. Je devais l’avouer. Mais elle le savait fort bien. Elle avait sans nul doute pu le constater par les émotions que j’avais fait passer au travers de ce baiser volé. « Oui je sais mais un verre ou une gorgée n’est rien. Tu ne risque pas d’être bourrée avec si peu si mes souvenirs sont bons… » Lui dis-je en souriant en coin, la cherchant encore quelque peu, comme j’avais toujours eu l’habitude de le faire. « Comme je t’ai dit il y a quelques secondes, je n’ai absolument rien à faire donc je veux et j’exige même qu’on passe le reste de la soirée ensemble. Il y a trop de temps a rattrapé ma belle. » Lui dis-je alors en souriant et en lui lançant un clin d’œil. Mon ton s’était voulu joueur, taquin et coquin comme elle venait de le faire. Je ne savais pas ce que nous réservait le reste de la soirée cependant je savais que tout allait être bien. Surtout si je la passais avec elle, ce qui m’enchantait grandement.
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 | Sujet: Re: Le temps passe et ne revient plus | Dante ~ Hot ~ Sam 17 Déc - 22:39 | |
| Dante & Flora Je connaissais parfaitement bien Dante et je savais comment celui-ci fonctionner même les années qui ont suivi ne l’ont pas changés donc je n’étais pas vraiment étonné de la question qu’il me posa. L’amour n’a jamais réellement été pour moi et je préférais me dire qu’aujourd’hui être célibataire et libre comme l’air me plaisait. Je pouvais faire ce que je souhaitais, avoir un nouveau partenaire de plaisir quand j’en avais envie femme ou homme bien sûr et je faisais ma petite vie sans que personne ne s’y accroche. J’avais des amis que j’appréciais et avec qui je ne couchais pas. J’avais mes ennemis. Je faisais ma vie comme toutes les femmes normalement constituées. Mais il y avait un truc qui clochait, ce petit je ne sais quoi au fond de mon cœur qui avait disparue. Surement l’espoir de petite fille. Vous savez bien l’espoir de tomber sur le bon et de fonder une famille… L’espoir d’être heureuse et d’oublier les blessures du passé. Je crois que cet espoir avait disparu le jour où j’ai tué Tony. Le jour ou l’homme que j’étais censé aimer et qui était censé m’aimer jusqu’à la fin avait accepté les billets de son meilleur ami pour qu’il se fasse plaisir avec mon corps droguée. Je me suis longuement posé une question une fois ce calvaire terminé et si ce n’était pas la première fois ? S’il m’avait déjà vendue auparavant mais que j’étais trop droguée pour m’en rendre compte. Rien que cette pensée me resserre la gorge et je préfère effacer cette idée de ma tête, cela faisait trois ans que je n’étais plus soumise à cet homme alors autant ne plus y penser. Je me suis mise à sourire légèrement en l’entendant dire que Sev et lui devaient rester avec moi au bar. J’y travaillais toute ma nuit, tous les jours je n’allais pas les faire venir tous les jours, en plus j’ai toujours été une jeune femme solitaire qui ne supportait pas que l’on surveille ses faits et gestes. Et pour finir Tony aurait trouvé le moyen de me séduire autrement. Il me voulait et il était prêt à tout pour m’obtenir. J’écoutais le jeune homme parlait d’amour, je ne me voyais pas ainsi, je ne me voyais pas capable de tomber sur un homme bien, qui me sortira de cette vie et qui pansera mes blessures visibles et invisibles, qui me traitera comme une reine. Avais-je réellement le droit d’être traité comme une reine ? Je ne le pense pas. J’ai tout de même repris la parole pour le contredire sur quelque chose qui m’a fait tiquer. « Dis pas qu’aucune femme ne veut de toi ce n’est pas vrai. Tu es séduisant, tu es agréable et gentil, tu as énormément de qualité Dante, seulement tu ne le montre qu’aux personnes importantes pour toi… Je ne vais pas m’en plaindre on se sent privilégié de cette manière. » Ma manière à moi peut être de lui montrer que je ne le considérer pas comme un homme qui passait et que je l’appréciais réellement. Il était important pour moi malgré le temps, malgré les disputes et les blessures, il l’était toujours autant. C’était notre relation elle était ce qu’elle était et changera peut être un jour si l’amour lui tombait dessus qui sait… Le destin prévoit beaucoup de chose pour nous.
J’avais besoin de ça, j’avais besoin que notre relation reprenne des bases saines et quoi de mieux que quelques taquineries pour faire cela ? Oui je sais nous avions 25 et 27 ans et alors ? Cela fait du bien de plaisanter. Nous parlions de notre dernière rencontre des années auparavant et il me disait qu’il m’aurait attaché, ceux à quoi j’ai répondu qu’il aurait abusé de mon corps. Son regard a glissé sur mon corps me déshabillant du regard sans aucune gêne. Je me suis mise à sourire en secouant la tête de gauche à droite. Une fois qu’il m’a dit qu’effectivement il aurait peut-être abusé de mon corps je le pousse légèrement en lui tapant dans l’épaule. « Sale obsédé. » Je me suis mise à rire. Ça arrivait tellement peu souvent depuis tous ce temps. Ça faisait un bien fou de m’entendre rire aussi. « J’aurais peut être accepté. » J’accrochais ma lèvre avec mes dents d’une manière horriblement aguichante, quoi ? On avait bien le droit de rire, avant d’arrêter pour le laisser imaginer ce qu’il aurait pu se passer dans cette chambre. Je savais parfaitement bien ce qu’il y aurait eu dans cette chambre, une nuit fabuleuse comme toutes celles que j’avais passé avec Dante. Je ne saurais dire si c’était notre complicité ou notre affection qui faisait de ce moment un moment à la fois tendre et passionné mais quoi qu’il en soit je pouvais encore me souvenir de chacune de ses caresses, de chacun de ses baisers et de chacun de ses mots susurrer à mon oreille. Nous parlions ensuite des clients un peu lourd, aucun d’eux n’étaient violents avec moi et si cela arrivait j’avais une certaine tendance à devenir limite folle de rage et impossible de m’arrêter. J’avais tué et je le referais si on me faisait du mal. C’est l’instinct de survie je crois. Oui ça doit être grâce à cela que l’on reste en vie même quand on n’a pas conscience du danger qui nous guette. Je lui demandais ensuite s’il voulait venir me voir danser. Danser nue depuis deux ans n’était plus réellement un problème et encore moins devant Dante. « Je ferais un show inédit alors si tu regardes histoire que tu reviennes un de ses jours. » Je lui faisais un clin d’œil tout en allant m’assoir sur le bureau, le verre de celui-ci entre mes doigts. Je regardais le liquide et j’en avais bu une gorgée avant de lui tendre le verre.
Il me disait que je tenais l’alcool et que ce soit un verre ou une gorgée je pourrais largement danser sans problème. C’était vrai je buvais depuis l’âge de quinze alors effectivement je tenais l’alcool parfois mieux que les hommes que je connaissais. « Hey ! Tu me traite d’alcoolique là ? » Un sourire faussement boudeur au coin de mes lèvres je faisais semblant d’être outré, la vérité c’est que depuis trois ans l’alcool a remplacé la cocaïne que je consommais alors autant dire que je suis loin d’être toujours très clean et que j’ai la descente très facile aujourd’hui. Finalement je lui proposais de prendre un verre voir plusieurs après le show pour que l’on discute et plus si affinité. Il était d’accord et avait certainement la même idée que moi derrière la tête. Attrapant sa cravate je le ramenais à moi douceur, collant mon corps contre le sien sans que ce ne soit quelque chose de vulgaire. Mes lèvres à quelques centimètres des siennes, je pouvais sentir son souffle taper sur mes lèvres alors que je me mettais à susurrer. « Je te préviens que si tu passes le pas de ma porte je te laisserais pas repartir aussi rapidement que ce que tu es venu… Tu seras mon prisonnier pour tout le reste de la nuit et la journée qui suit. » Mes lèvres frôlèrent les siennes alors que mes mains prennent place autour de son cou. Cette fois ci il n’y avait plus de peur, juste une envie qui me consumé totalement depuis que j’étais arrivé dans ce bureau. J’ai pris possession de ses lèvres non plus avec douceur mais avec une certaine passion, alors qu’une de mes mains caressait sa nuque avec mon pouce. Je me suis arrêté seulement quand la porte s’est ouverte sur une jeune femme, une de mes collègues et amie de striptease. « Oops… pardon… Flo’ c’est bientôt à toi. » Elle m’a souris et m’a fait un clin d’œil avant de s’en aller s’en demander son reste, je regardais Dante me décalant légèrement de son visage pour éviter de reprendre ses lèvres pour un baiser un peu plus langoureux. « Faut que je file sinon je vais faire des bêtises. » Un sourire plus franc se dessine sur mes lèvres alors que j’enlevais le rouge à lèvre que j’avais déposé sur les siennes.
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